Dur d'être une femme : les inégalités femmes-hommes
En France, le constat est chiffré et sans appel. Selon les données de l'INSEE, à poste, compétences et temps de travail égaux, les femmes gagnent toujours environ 4% de moins que les hommes. Et l'écart de salaire net global, toutes conditions confondues, grimpe à près de 15%. C'est une discrimination systémique, invisible mais bien ancrée.
Ce plafond de verre et cette condescendance ne datent pas d'hier, et la pop culture en est le parfait miroir. Dans le film culte Le Diable s'habille en Prada, Andy Sachs doit encaisser le mépris absolu de sa hiérarchie pour espérer être prise au sérieux. Plus proche de nous, la série The Bold Type montre la lutte brute de trois jeunes femmes dans les coulisses d'un grand groupe de médias pour faire valoir leurs droits, négocier leur salaire et refuser les miettes qu'on leur jette.
La vraie question à se poser aujourd'hui est là : Qu'est-ce que vous faites, vous, au quotidien pour être traitée à votre juste valeur ? Est-ce qu'on accepte de courber l'échine face à une prétendue "politique d'entreprise", ou est-ce qu'on prend le contrôle de son propre destin financier ?
Le cas de Sandra quand les statistiques prennent un visage !
Le parcours de Sandra Le Coq, c'est l'illustration parfaite de ces statistiques appliquées à la vraie vie.
En 2019, à 34 ans, Sandra évolue dans le secteur de la logistique — un milieu de terrain, ultra-masculin, où la place d'une femme se gagne au forceps. Entrée par hasard comme assistante après une licence en analyse sensorielle, elle prouve sa valeur et gravit les échelons : cheffe d'équipe de chauffeurs PL, puis responsable d'une équipe de chargeurs et de chauffeurs SPL.
C'est lors d'une mutation que le masque tombe : elle découvre un écart de salaire injustifiable d’environ 500 € par mois par rapport à ses collègues hommes.
Lorsqu'elle demande une revalorisation légitime, la réponse managériale est d'une violence psychologique ordinaire. Son responsable l'isole dans un bureau et, porte fermée, lui balance droit dans les yeux que « c'était comme ça, c'était la politique de la boîte », et qu'elle ferait mieux « d'arrêter de saouler ».
Vexée mais animée par une rage constructive, Sandra refuse de subir. Elle décide de monétiser sa passion pour la création de contenu, qu'elle gérait gratuitement depuis des années. Elle se forme, prépare son coup, et utilise la période du Covid et du télétravail pour mener un double job intense pendant deux ans. Son but ? Sécuriser ses arrières avant de se lancer à son compte. Le jour de son départ, le mépris de son manager la poursuit une dernière fois : « Quand tu auras fini de faire mumuse tu pourras nous rappeler ». Une tentative ridicule de minimiser son ambition.
Paroles de motivation
Si vous êtes actuellement dans ce bureau, face à un supérieur qui essaie de vous faire croire que votre travail vaut moins que celui d'un homme, retenez bien ces leçons de la GirlBoss Mentality de Sandra :
Faites-vous confiance et lancez-vous. Ce sentiment d'injustice est le signal qu'il faut quitter un système qui vous rend malheureuse et qui refuse de vous reconnaître.
Non, ce n'est pas normal. Ne laissez jamais personne vous intimider avec des phrases toutes faites. "C'est comme ça dans ce groupe" n'est pas et ne sera jamais un justificatif valable. La seule personne qui fixe votre valeur, c'est vous.
Où retrouver Sandra ?
Aujourd'hui, Sandra a pris sa revanche de la plus belle des manières. Son activité freelance fait pleinement sens : elle aide principalement les femmes à se mettre en valeur, à s'affirmer et à gagner en visibilité avec leurs projets.
Pour rejoindre sa communauté, collaborer avec elle ou vous inspirer de son parcours, retrouvez-la sur son site officiel : elleblogue.fr